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Philippe MAURIN

AMIENS

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  • Auteur - Romancier

    AMIENS maintenant 1er ouvrage, "Rue Jean Moulin", parution en 2010 aux éditons Les 2 Encres. Toujours disponible. Curieux, ne pas s'abstenir. Ne serait-ce que pour le plaisir du risque. Plaisir de lire. Et quant à moi, que j'aille en enfer si je mens!
  • Auteur - Romancier

    AMIENS maintenant 2ème ouvrage, à paraître fin octobre, "Tribulations d'un jeune homme en haute atmosphère", aux éditions Les 2 Encres. Rendez vous sur le site les2encres.net, la souscription est ouverte pour recevoir le livre dès la parution.

    Extrait 1: ...Mais, je sais pourquoi: au fond, j’ai eu peur qu’il ne s’agisse de chair humaine. L’horreur! Je me saisis aussitôt des morceaux les plus gros pour les jeter au loin, le plus loin possible. Le temps de noter la couleur de la chose répandue au sol – jaunâtre, j’en déduis qu’il ne s’agit pas de chair humaine - j’entends monter des clameurs, en même temps que le vrombissement d’un moteur. Je relève la tête, et j’entrevois aussitôt celle de mon voisin immédiat, qui n’en revient pas lui-même, pas encore, couverte de cette même matière et – je le note – incrustée jusqu’à l’intérieur de ses lunettes de soleil.
    J’entends le mot « papaye », attention, papaye pourrie.
    Tout s’est passé si vite, qu’il n’a pas encore réagi: comment peut-il voir avec toute cette papaye dans les yeux? Pourquoi ne l’enlève–t–il pas ?
    Au remue-ménage dans le remorque, j’ai l’impression que d’autres projectiles nous parviennent en plus du premier. Et puis, le bruit du moteur s’estompant, le calme revient peu à peu.
    Risquant un œil vers l’arrière, je vois le camion s’éloigner, avec en son sommet quelques bras s’agitant pour nous saluer. Je devine les rires plus que je ne les entends; j’ai compris.
    Le pauvre, il l’a prise en pleine tête!
    De fait, le type commence à réagir, il s’efforce de retirer toute la matière molle qui lui macule le visage, difficilement, puisqu’il ne peut lâcher que d’une main la chaîne à laquelle il se tient.
    Car, de son côté Enrique poursuit de plus belle, lancé à toute vibure.
    -Ralentis, ralentis! Quelqu’un tape sur le haut de la cabine, tout en gueulant à l’adresse d’Enrique. Ralentis!
    Etonnamment l’appel est entendu, le camion ralentit. Nous roulons au pas.


    Extrait 2: ...Mais, peut-être ne s’agit-il que d’oubli?
    Ainsi, figurez-vous tous ces gens qui attendent, de telle sorte qu’on les croirait issus en droite ligne des premiers disciples de Diogène, attendant comme lui, sans jamais se départir de leur calme, imperturbables. Allant – et pourquoi pas? – jusqu’à mendier devant les statues, s’il le fallait. Tous pétris d’une même pâte ils s’aligneraient les uns derrière les autres, et ne s’alarmeraient jamais de la longueur de la file qui s’étire devant eux, qui n’avance pas. Tous figés dans l’attente, immobiles, ils attendraient, ils feraient la queue indéfiniment.
    A supposer que sans le savoir, les hommes s’inspirent d’autres plus anciens, et qu’ils le font depuis si longtemps que plus personne aujourd’hui ne sait rien des origines, ni pourquoi il le fait, voilà qui me laisse quelque peu songeur. Et s’il en avait toujours été ainsi? La seule mémoire qui vaille, consisterait en la répétition inconsciente des mêmes gestes. Inlassablement. Le plus sérieusement du monde.

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